La guerre civile
- Izabel Lopez Raymundo

- 5 juin 2021
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 nov. 2022
Le pays connu un conflit armé interne, également appelé guerre civile, qui dura 36 ans de 1960 à 1996. Un véritable génocide maya, une période de violence pendant laquelle de nombreuses familles furent séparées, entre atrocités, tortures et disparitions, voici l'histoire d'une guerre les plus meurtrière du Guatemala.

Jour de ma délivrance, le 29 août 1984
Afin de mieux comprendre mon histoire ainsi que mon parcours de vie, il est nécessaire de replacer les événements dans leur contexte et de se rendre compte que je suis loin d'être un cas isolé.
Un peu d'histoire
Entre 1960 et 1996, 45.000 personnes ont disparu au Guatemala suite à la guerre civile. Parties en exil, enlevées ou mortes. Il est aujourd'hui toujours impossible de toutes les localiser. Encore moins d'évaluer lesquelles sont en vie. Parmi elles, 5.000 enfants...
Sources - " Mamaoutai, les enfants volés du Guatemala "
Parmi les régions les plus touchées, c'est le département du Quiché qui porte les plus grands séquelles de cette guerre. Victime de plusieurs massacres, la région tente de se reconstruire, afin de préserver au mieux leurs traditions et leurs cultures ancestrales.
Les disparitions forcées et trafics d'enfants
« Adopter au Guatemala, les opportunités de la guerre ».
sources - "Mamaoutai, les enfants volés du Guatemala "
Des maisons détruites, des familles entières contraintes de traverser le pays afin d'échapper aux violences de l'armée. La guerre civile fut aussi source d'un réel enrichissement pour ceux qui ont su tirer profit de la misère et de la pauvreté des guatémaltèques. Un trafic lucratif s'est mis en place : celui des adoptions internationales.
C'est en 2009 que le gouvernement guatémaltèque a admis détenir des preuves selon lesquelles des orphelins de la guerre civile avaient été envoyés à l'adoption pour éviter à l'Etat d'avoir à rechercher leurs familles.
Les premières victimes sont enlevées par l'armée dans les zones de conflit où sévit la politique de la terre brûlée. Une cruauté que l'on doit au dictateur Efrain Rios Montt, au pouvoir de 1982 à août 1983. Il veut éradiquer la guérilla et organiser le génocide de milliers de maya.
Certains seront torturés, tués, enlevés et certaines femmes violées... les habitations sont brûlées et les enfants "kidnappés".
Une machine bien huilée, commence à prendre forme. Etant donné qu'aucun chemin type n'a été mis en place pour l'adoption de ces enfants, les recherches sont compliquées voire impossibles.
Certains transitaient par des foyers catholiques, d'autres par des maison d'accueil clandestines dirigées par les épouses des militaires ou par des orphelinats publics.
Ce trafic aura également impliqué des avocats et des notaires, ainsi que des militaires hauts gradés...
Toutefois, pour plus d'informations je vous invite à suivre quelques liens traitant du sujet et ayant pour mission l'aide et l'information relative à la population, à propos de cette guerre que très peu connaissent encore à ce jour.
Vous retrouverez le site internet de la "Liga guatemalteca de higiene mental", dont le directeur est Marco Antonio Garavito. Son organisation se bat pour étudier les disparitions forcées d’enfants et les familles séparées à se retrouver.
Je citerai également l'association belge crée par Coline "Racines perdues", victime elle aussi de la guerre civile.
Plusieurs documents et journalistes on étudié le sujet et je vous propose quelques liens ci-dessous.
Vous trouverez également un article écrit par le journaliste Sebastian Escalon, qui résume les faits








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